Le Ineos Grenadier déboule sur le marché comme un intrus rafraîchissant dans l’univers des 4×4. Inspiré du mythique Land Rover Defender, ce tout-terrain britannique promet de renouer avec l’essence pure de l’off-road. Mais qu’est-ce qui rend ce véhicule si intrigant ? Entre son histoire atypique, sa conception old-school et ses performances brutes, le Grenadier ne laisse personne indifférent. Plongeons dans les détails de ce 4×4 qui défie les standards modernes.
Les origines improbables du Ineos Grenadier
Tout commence avec Jim Ratcliffe, milliardaire fondateur d’Ineos, géant de la chimie. En 2017, agacé par l’assouplissement du Land Rover Defender, il décide de relancer un vrai 4×4 authentique. Sans expérience automobile, Ineos recrute des ingénieurs ex-Land Rover et Toyota, et investit 600 millions d’euros. Le Grenadier naît en 2022, produit à Hambach (France) dans l’ex-usine Mercedes.
Ce 4×4 intrigue par son ADN : pas de mode électrique forcé ni d’assistances numériques superflues. Ratcliffe vise les puristes qui veulent un outil robuste, pas un SUV citadin. Résultat ? Un lancement couronné de succès, avec des milliers de commandes avant même la production.
Un design old-school qui séduit

Visuellement, le Ineos Grenadier est un hommage aux 4×4 des années 80. Ses lignes anguleuses, ses portes massives et sa calandre carrée rappellent le Defender original. Mesures : 4,82 m de long, 1,93 m de large, empattement de 3 m. Hauteur de 1,96 m pour une garde au sol de 264 mm.
Ineos mise sur la simplicité : phares rectangulaires LED, toit modulaire (acier ou alu), et jantes 16 à 18 pouces avec pneus tout-terrain. À l’arrière, une roue de secours externe et un treuil en option renforcent son look baroudeur. Intrigant, car dans un monde de courbes fluides, ce design brut tranche et attire les amateurs de véhicules iconiques. En apprendre plus sur ce sujet en cliquant ici.
Mécanique robuste au cœur du 4×4
Sous le capot, le Grenadier brille par sa mécanique irréprochable. Pas de downsizing : un V6 essence BMW de 3,0 L délivre 300 ch et 450 Nm, ou un V6 diesel de 3,0 L avec 249 ch et 550 Nm. Boîte ZF 8 rapports automatique, propulsion ou 4×4 permanent avec réducteur.
Châssis échelle en acier, essieux rigides avant/arrière (une rareté !), suspensions à longerons. Poids : environ 2,6 tonnes, mais freins Brembo et direction précise assurent l’équilibre. Capacité de traction : 3,5 tonnes. Ce 4×4 intrigue par sa philosophie : tout est surdimensionné pour l’off-road extrême, comme un gué de 800 mm ou 35° de franchissement.
Performances off-road et polyvalence
Sur bitume, le Grenadier file à 160 km/h max et accélère de 0 à 100 en 7,5 s (essence). Conso : 11-13 L/100 km. Mais c’est en tout-terrain qu’il excelle. Angles d’attaque (35,5°), de sortie (36,1°) et de rampe (28,2°). Différentiels verrouillables, contrôle de descente, et modes sable/boues/pierres.
Polyvalent, il offre 5 places, coffre de 1 200 L (banquette rabattue) et versions utilitaire (2 places, 2 000 L). Options comme toit ouvrant, caméra 360° ou système audio premium. Intrigant pour les aventuriers : il rivalise avec Toyota Land Cruiser ou Mercedes G-Class, mais à un prix plus accessible (dès 72 000 €).
Pourquoi le Ineos Grenadier fait débat ?
Ce 4×4 divise : adoré des puristes pour sa fiabilité promise (garantie 5 ans/150 000 km), critiqué pour son poids et sa conso élevée. Écologiquement, le diesel Euro 6d limite les reproches, mais pas de version hybride en vue. En France, il cartonne avec des essais positifs (L’Argus, Auto Plus).
Ineos prévoit des éditions spéciales comme la Trialmaster (treuil intégré). Futur ? Une version pick-up et peut-être électrique d’ici 2030. Le Grenadier intrigue car il prouve qu’un 4×4 pur peut survivre à l’ère verte.