Sur le marché ultra-concurrentiel des petits VUS, il est facile de se perdre entre le Captur, le 2008 et le T-Cross. Pourtant, il existe un modèle souvent méconnu en France, mais qui explose les compteurs en Amérique du Nord et en Amérique latine : le Volkswagen Taos. Positionné juste en dessous du T-Roc mais plus grand que le T-Cross, ce VUS compact a été pensé pour la famille moderne. Découvrez pourquoi ce petit VUS cache d’immenses qualités.
Un design extérieur : l’ADN Volkswagen en version sage
À première vue, on reconnaît immédiatement la patte de Volkswagen. Le Taos reprend les codes stylistiques de la gamme : une calandre horizontale reliée aux optiques full LED, des lignes pures et sobres, et un profil classique de VUS. Pourtant, il se distingue par des proportions un peu allongées par rapport au T-Cross, ce qui lui donne une silhouette presque de « break surélevé ».
Les feux arrière sont élancés et reliés par un bandeau noir brillant. Les passages de roues sont légèrement marqués, mais sans excès. Volkswagen a fait le choix d’un design consensuel, qui ne prend pas de risques, mais qui vieillira très bien. À l’avant, la grande calandre intègre des entrées d’air fonctionnelles, et le bouclier reçoit des inserts chromés sur les finitions haut de gamme.
Un habitacle spacieux : la surprise du chef

Si l’extérieur est classique, l’intérieur du Volkswagen Taos réserve une excellente surprise : l’habitabilité. Malgré ses 4,46 m de long (soit à peine plus qu’un T-Roc), le Taos offre des espaces aux jambes arrière dignes d’une berline compacte. Deux adultes de 1,80 m voyagent confortablement sans que les genoux ne touchent les dossiers avant. La largeur aux coudes est également généreuse.
Cette habitabilité est permise par un empattement long de 2,69 m et un plancher central presque plat. La banquette arrière accueille trois personnes sur de courts trajets. Volkswagen a donc optimisé chaque centimètre.
La qualité des matériaux est correcte sans être exceptionnelle : on trouve du plastique dur sur les parties basses, mais toutes les zones de contact (accoudoirs, volant, commandes) sont agréables au toucher. L’assemblage est solide, typique du constructeur allemand. Découvrez-en davantage en suivant ce lien.
Un coffre généreux pour les petits VUS
Du côté du coffre, le Volkswagen Taos joue également dans la cour des grands. Il offre 520 litres sous tablette, un chiffre supérieur au T-Roc (445 L) et même à certains segments supérieurs.
La forme est parfaitement rectangulaire, sans seuil de chargement trop haut. Le hayon est large et s’ouvre électriquement sur les finitions supérieures. Les dossiers arrière se rabattent en 60/40 pour libérer jusqu’à 1 460 litres de容积. De quoi emporter une poussette, des valises, ou le matériel de sport de toute la famille.
Sous le plancher, on trouve une roue de secours (complète ou galette selon les marchés), un détail pratique que beaucoup de constructeurs suppriment aujourd’hui pour alléger le véhicule.
Trois motorisations : essence, hybride léger et performante
Sous le capot, le Taos propose un large choix de motorisations. L’entrée de gamme est assurée par un moteur essence 1.5 TSI de 150 chevaux (disponible dans le reste du monde, à confirmer pour l’Europe). Il est associé à une boîte manuelle 6 vitesses ou à une automatique DSG7 à double embrayage – un véritable régal car les passages de rapports sont ultra-rapides.
Sur certains marchés (Amérique latine), Volkswagen propose aussi un 1.5 TSI micro-hybride, qui récupère de l’énergie au freinage pour alimenter les accessoires et réduire la consommation.
Les performances sont plus que correctes : le 0 à 100 km/h est abattu en environ 8,5 secondes, et la vitesse de pointe atteint 200 km/h. Ce n’est pas un sportif, mais c’est amplement suffisant pour le quotidien. La consommation mixte se situe autour de 6,5 à 7 L/100 km.
Sur la route : confortable et prévisible
Au volant, le Volkswagen Taos ne surprend pas. Et c’est une bonne chose. La direction est légère en ville, rassurante et précise sur autoroute. La suspension a été calibrée pour privilégier le confort sans être trop molle. Les petites irrégularités sont bien filtrées, et les grands dos d’âne sont absorbés sans à-coups.
L’isolation acoustique est correcte pour la catégorie : on entend un peu le bruit du vent à 130 km/h, mais les bruits de roulement sont bien contenus. Le moteur TSI se fait discret à basse vitesse. Le seul bémol concerne les versions avec jantes de 18 ou 19 pouces : le confort est légèrement dégradé sur routes dégradées.
Équipement technologique : ce qu’il faut savoir
Le Taos embarque la dernière génération du système d’info-divertissement MIB3 de Volkswagen. L’écran central varie de 6,5 pouces (entrée) à 10 pouces (haut de gamme). Il est réactif, intuitif, mais pèche par l’absence de boutons physiques pour la climatisation.
Le combiné d’instrumentation est numérique, avec un Digital Cockpit personnalisable. La voiture propose aussi les aides à la conduite modernes : freinage d’urgence automatique, régulateur adaptatif, alerte de franchissement de ligne, reconnaissance des panneaux.